New York, Rio, Lomé ? La mobilité au ministère fédéral des Affaires étrangères
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(© picture-alliance/Helga Lade Fotoagentur GER )
artir travailler dans un autre pays tous les trois ou quatre ans : ce défi, les fonctionnaires du ministère fédéral des Affaires étrangères et leur famille le connaissent bien. Découvrez comment un jeune diplomate vit l’attente de sa première mutation à l’étranger !
Il y a des jours où le plus assidu des attachés peine à se concentrer sur le contenu des séminaires. C’est, typiquement, ce qui se produit le jour où paraît la liste des postes vacants. Cette dernière, publiée chaque année à la fin de l’été, recense les postes qui seront disponibles l’été suivant au ministère et dans ses missions diplomatiques à l’étranger. Chaque fonctionnaire en attente de mutation s’en sert pour formuler des vœux et les communiquer au service du personnel.
Les candidats apprennent quel poste leur est attribué environ six mois plus tard, au terme d’un long arbitrage qui tient compte de la situation familiale et de l’état de santé de chacun. L’été suivant, un tiers des 6 000 fonctionnaires déménage. Les attachés – qui achèvent leur formation de diplomates – attendent avec une impatience particulière la fameuse liste, dont dépendra leur premier poste en Allemagne ou à l’étranger.
Poste A, B, C ou poste de crise ?
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(© picture-alliance/dpa)
En effet, ils associent cette liste à un avenir hors des sentiers battus : dans l’univers parallèle des postes vacants, Bogotá jouxte Belgrade, New York est à côté de Nicosie, et Skopje et Mexico figurent dans la même catégorie : B. Plus d’un candidat se surprend à surligner une destination de rêve et à ignorer superbement les postes moins convoités.
En cet été allemand pluvieux, certains se voient déjà sous le soleil argentin, tandis que leur collègue imagine toutes les rencontres passionnantes qu’il fera à Bruxelles, où il pourra bientôt améliorer son français. D’autres songent aux aventures palpitantes qu’ils vivront en Afrique, avant de se souvenir qu’il sera peut-être difficile de convaincre conjoint et enfants de les suivre. Ceux qui n’ont pas d’attaches envisagent parfois de partir pour Kaboul ou Bagdad. Aucun des 40 jeunes diplomates qui attendent leur premier poste n’échappe à ce raz-de-marée grisant.
En proie au doute
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(© AA)
Pourtant, ce dernier fait bientôt place au doute : vais-je réellement passer trois ans de ma vie à Kinshasa ? Suis-je prêt à habiter La Paz ? Hô-Chi-Minh-Ville, vraiment ? Chacun d’entre nous a déjà vécu à l’étranger, connaît d’autres cultures, mais en suis-je réellement capable ? Après tout, il existe aussi des postes très intéressants au ministère, à Berlin, et je pourrai toujours découvrir le monde dans trois ans.
Un beau jour, la liste est enfin envoyée et les victimes du raz-de-marée sont saines et sauves. Le navire a regagné des eaux plus calmes, du moins jusqu’à ce que le premier des 40 attachés reçoive un mail lui demandant de rappeler le service du personnel pour évoquer sa mutation.
Source : ministère fédéral des Affaires étrangères
En savoir plus (en allemand) :
http://www.auswaertiges-amt.de/sid_8BC1D912E0789474043DFD52C06838C7/DE/AusbildungKarriere/AA-Taetigkeit/OnlineTagebuch/Uebersicht_node.html