L’ÉTAT SOCIAL EN ALLEMAGNE
(dossier en construction)
Depuis 2010, la crise des dettes souveraines en Europe a suscité un intérêt pour le « modèle allemand ». En France, les uns admirent les efforts consentis par l’Allemagne depuis une décennie pour redresser sa compétitivité. D’autres, plus critiques, affirment que cette réussite économique s’est accompagnée d’une dégradation sur le plan social. D’autres, enfin, pointent les défis à venir pour le pays, notamment celui du vieillissement.
Qu’en est-il exactement ? Une chose est sûre : comparer les approches et les systèmes ne peut que contribuer à la qualité du débat. Et celui-ci semble prendre une place importante dans le développement de la gouvernance économique en Europe.
C’est dans cette perspective que le Centre d’information et de documentation de l’ambassade d’Allemagne (CIDAL) vous propose ce dossier sur l’État social en Allemagne. Évolutif, il sera construit au fil du temps et de l’actualité. L’objectif est de faire le point sur la situation de l’État social allemand, son histoire, ses réformes et ses perspectives.
Vous trouverez dans ces pages quelques repères historiques et statistiques. Vous découvrirez également les réponses choisies par l’Allemagne dans le débat de fond sur l’avenir de l’État social en Europe. Les différents chapitres exposent la stratégie allemande face aux défis que pose l’évolution contemporaine : effets de la mondialisation, conséquences du vieillissement, montée des inégalités, etc.
Le « modèle européen » est envié dans le monde parce qu’il cherche à concilier prospérité économique et protection sociale. Mais, s’il souhaite conserver cette particularité, il doit aujourd’hui apporter des réponses durables à plusieurs interrogations :
- Comment financer un « État-providence » fort lorsque les États sont déjà endettés, voire surendettés ?
- Comment éviter que, dans le contexte de la mondialisation, le coût de la protection sociale ne devienne un handicap pour les entreprises ?
- Comment garantir à tous les citoyens une retraite digne et une protection efficace contre les risques de maladie et de dépendance, lorsque les générations ne se renouvellent plus et que la population vieillit ?
- Comment empêcher que la solidarité ne se transforme parfois en une « assistance » coûteuse pour la société et souvent synonyme d’exclusion ?
- Enfin, si l’État social doit se réformer, comment procéder pour répartir les efforts de manière équitable, à l’heure où les inégalités sociales s’accroissent ?
AL