La coopération allemande pour le développement en Afrique

L'Afrique subsaharienne compte quelque 750 millions de personnes réparties dans 48 États. Ce chiffre devrait atteindre plus d'un milliard en 2020. Ces dernières décennies, de nombreux pays africains sont devenus des démocraties stables et certains d’entre eux affichent une croissance économique impressionnante.

Cependant, ces progrès ne doivent pas occulter les graves problèmes rencontrés par le continent. L'Afrique subsaharienne est la seule région du monde dans laquelle la pauvreté a empiré au cours des vingt dernières années. Un habitant sur quatre subit une crise politique, un conflit transfrontalier ou un gouvernement incapable d’approvisionner et de protéger la population. 5 millions de personnes ont fui leur patrie et plus de 12 millions vivent comme des réfugiés dans leur propre pays.

Par ailleurs, 60 % des personnes séropositives habitent en Afrique. Le VIH/sida touche un quart de la population dans certains États. L'endettement, la fuite des capitaux et les règles injustes du commerce mondial entravent le développement économique et social dans maints pays, ainsi que les abus de pouvoir et la corruption.

 

Offrir des perspectives à l’Afrique

La politique étrangère allemande a pour objectif de mettre à profit la nouvelle dynamique politique à l’œuvre dans de nombreux États africains.

Les différents bailleurs d’aide de la communauté internationale se concertent étroitement et les pays bénéficiaires réfléchissent activement à leurs besoins. Mot d’ordre : promouvoir un développement autonome en Afrique. Il est encourageant de constater que bailleurs et bénéficiaires renforcent la coordination internationale sur les objectifs de développement et les stratégies nationales de lutte contre la pauvreté.

L'Afrique subsaharienne est la première bénéficiaire mondiale des plans d’apurement des dettes prévus par l’Initiative pays pauvres très endettés (IPPTE) et l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM). De même, le Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose, créé en 2001 à l'initiative de l'ancien Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, profite au premier chef à l’Afrique.

 

Objectifs du Millénaire pour le développement : réduire la pauvreté de moitié d’ici à 2015

En septembre 2000, les chefs d’État et de gouvernement de 189 pays se sont réunis à New York pour la Conférence du Millénaire, plus grande rencontre au sommet jamais convoquée par les Nations unies.

Ce rendez-vous s’est soldé par la Déclaration du Millénaire, utilisée par la suite pour fixer les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). La communauté internationale s’est engagée à atteindre les OMD suivants d’ici à 2015 :

 

  • réduire de moitié l’extrême pauvreté et la faim ;
  • assurer l’éducation primaire pour tous (garçons et filles) ;
  • promouvoir l’égalité des sexes et consolider les droits des femmes ;
  • réduire la mortalité infantile ;
  • améliorer les soins apportés aux mères ;
  • combattre le VIH/sida, le paludisme et autres maladies transmissibles ;
  • préserver l’environnement (développement durable) ;
  • mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

 

Autres enjeux majeurs définis à l’époque : continuer à développer le système commercial et financier afin qu’il soit ouvert, régulé, prévisible et non discriminant, et s’engager à respecter des principes de bonne gouvernance politique et administrative. La réalisation de ces objectifs dépendra largement des avancées accomplies par les pays africains en matière de développement. Dans la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, ratifiée en 2005, les États africains et leurs partenaires internationaux sont convenus de mieux coordonner et harmoniser leurs efforts. Cependant, de nombreux pays risquent d’échouer sur plusieurs points.

 

Le profil de la coopération allemande pour le développement en Afrique subsaharienne

Coordonnée par le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement, la coopération allemande est mise en œuvre par des organisations exécutives telles que la KfW Entwicklungsbank (banque de développement KfW) et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH (société allemande de coopération internationale). L’Allemagne prend très au sérieux les accords internationaux et les engagements souscrits par les pays bailleurs d’aide. Dans cet esprit, elle s’efforce de concentrer davantage son action sur certains domaines ciblés en concertation avec ses partenaires africains et les autres pays donateurs.

 

Plus d’informations sur le site du ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement :

En allemand : http://www.bmz.de/de/was_wir_machen/laender_regionen/subsahara/index.html

En anglais : http://www.bmz.de/en/what_we_do/countries_regions/subsahara/index.html

 

Le budget consacré à la coopération pour le développement

Indépendamment des missions de stabilisation déployées dans le cadre de la politique de sécurité, il importe que la coopération allemande pour le développement en Afrique, qui s’inscrit dans la durée, continue à disposer de moyens suffisants à long terme.

En 2008, 30 % des fonds alloués à la coopération bilatérale pour le développement – soit 1,87 milliard d’euros environ – ont été consacrés à l’Afrique. Ce montant comprend les mesures mises en œuvre par le ministère fédéral des Affaires étrangères pour l’aide en cas de catastrophe, la prévention des crises, la résolution des conflits, la démocratisation, les droits de l’homme ainsi que la politique culturelle et éducative à l’étranger. À cela s’ajoutent les financements octroyés par l’Allemagne à des projets internationaux et les fonds consentis à l’Afrique via des institutions financières internationales au titre des activités déployées par l’Union européenne ou l’ONU (mission de paix incluses).

Dans le cadre de l’Union européenne et du G8, l’Allemagne s’est engagée à augmenter le budget alloué à la coopération afin qu’il passe de 0,37 % du produit intérieur brut en 2009 à 0,51 % en 2010 et 0,7 % en 2015. La moitié de ces fonds supplémentaires profiteront à l’Afrique, ce qui ouvrira une multitude de possibilités inédites à la coopération pour le développement.

Source : Ministère fédéral des Affaires étrangères (AA)

Situation au 31/07/2009

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