Tribune de Guido Westerwelle dans le quotidien suisse « Neue Zürcher Zeitung » (édition du 29/11/2011)

01.12.2011

Guido Westerwelle, ministre fédéral des Affaires étrangères, s’exprime sur les conséquences de la crise européenne de la dette dans les colonnes du quotidien suisse Neue Zürcher Zeitung (édition du 29/11/2011).

« La crise de la dette confronte l’Union européenne à la plus grande épreuve de force qu’elle ait jamais connue depuis sa fondation. Malgré tous nos efforts, nous ne sommes pas encore parvenus à reconquérir la confiance des marchés financiers. Pis encore : dans de nombreux pays, la confiance des citoyens envers le projet européen s’est muée en communauté de souffrance. En effet, plusieurs États membres ont été obligés d’infliger à leurs citoyens des sacrifices profonds et douloureux.

Nous, Allemands, avons suivi [ces évolutions] avec un grand respect. J’ai beaucoup d’admiration pour le courage de nombreux gouvernements, et leur détermination à mettre en œuvre des programmes de réformes souvent impopulaires. L’année dernière, le gouvernement allemand a déployé le plus vaste plan d’économies de l’histoire de la République fédérale. Cela nous a valu de vives critiques, mais l’on voit aujourd’hui que nous avons bien fait de prendre les devants. »

© Ministère fédéral des Affaires étrangères (AA)