Berlin veut accroître la diversité dans la fonction publique
À l’occasion du cinquième sommet sur l’intégration, à Berlin, le gouvernement fédéral s’est accordé mardi 31 janvier avec les représentants des Länder, des communes et des associations sur le lancement d’un plan d’action national pour l’intégration. Il fixe des « objectifs clairs » assortis de « mesures concrètes » dont les résultats seront « mesurables ». La fonction publique doit montrer l’exemple en s’ouvrant davantage à la diversité.
Adoption d’un plan d’action national pour l’intégration
Les 120 participants ont dressé un bilan positif du plan national pour l’intégration, adopté en 2007. Ses 400 mesures ont permis de réaliser d’importants progrès. Cependant, il reste beaucoup à faire pour parvenir au but recherché, c’est-à-dire à une réelle égalité des chances entre Allemands de souche et personnes d’origine étrangère dans tous les domaines de la vie. Des lacunes existent encore, par exemple en matière d’emploi et de formation.
Dans ce contexte, le plan d’action constitue un « saut qualitatif ». Il prolonge et amplifie le plan de 2007. Il aborde tous les vecteurs de l’intégration : soutien linguistique, éducation, sport, engagement citoyen ou encore médias. « L’intégration ne se limite pas à l’apprentissage de la langue », a souligné la chancelière Angela Merkel.
Pour la première fois, la question de la contribution de la fonction publique à l’intégration a également été posée. Elle ne compterait, en effet, que 9,9 % d’agents issus de l’immigration. Pour changer les choses, le gouvernement a lancé une campagne de communication visant à encourager les personnes issues de l’immigration à postuler à des emplois publics. Il a également décidé de mettre en place un site web spécifique à leur intention.
« Il nous faut davantage d’immigrés dans les jardins d’enfants et les écoles, parmi les policiers et les pompiers, ainsi que dans l’administration », estime Maria Böhmer, ministre déléguée à la Migration, aux Réfugiés et à l’Intégration. En revanche, Berlin est hostile à la mise en place de quotas.
Seize millions de personnes outre-Rhin, soit près d’un Allemand sur cinq, ont une origine étrangère.
AL
En savoir plus (en allemand) :
Office de presse et d’information du gouvernement fédéral : www.bundesregierung.de/Content/DE/Artikel/2012/01/2012-01-31-integrationsgipfel.html;jsessionid=A24E38706BA455F68898F8055B7C8BC4.s2t2