Moderniser l’agriculture africaine pour assurer la sécurité alimentaire
Dans le cadre du GFFA (programme politique de la Semaine verte de Berlin), Gudrun Kopp, secrétaire d’État parlementaire au ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement, a évoqué les chances et les défis rencontrés par l’agriculture africaine en matière de sécurité alimentaire. « L’image de l’agriculture africaine qui prévaut en Europe est de moins en moins conforme à la réalité », a constaté Mme Kopp. « Le continent africain connaît des évolutions remarquables. Cependant, les défis restent nombreux. »
Mme Kopp a prononcé ces phrases dans son allocution de bienvenue, lors d’une table ronde intitulée « Modernisation de l’agriculture africaine et sécurité alimentaire : vers un nouveau paradigme ? ». À cette occasion, d’éminents représentants de gouvernements, d’organisations régionales, du secteur privé et du monde scientifique ont débattu des évolutions prometteuses, mais parfois aussi critiques de la modernisation agricole, qui doit être acceptable sur le plan social et respectueuse de l’environnement.
Parmi les participants figuraient Laurent Sedogo, ministre de l’Agriculture du Burkina Faso, Ibrahim Mayaki, secrétaire exécutif du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), Namanga Ngongi, président de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), et Ousmane Badiane, de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI).
Cette discussion était la première d’un cycle de trois débats organisé par le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement. Cette année, plus de 70 ministres de l’Agriculture de tous les pays ont participé au GFFA. Par ailleurs, des représentants d’organisations internationales, de l’économie et de la société civile se sont entretenus des défis qui se posent à la politique agricole, et des solutions envisageables pour les relever.
Source : ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement